JB's profileJ&B Volume IPhotosBlogListsMore Tools Help

J&B Volume I

JB

Merci de votre visite !
Please wait...
Sorry, the comment you entered is too long. Please shorten it.
You didn't enter anything. Please try again.
Sorry, we can't add your comment right now. Please try again later.
To add a comment, you need permission from your parent. Ask for permission
Your parent has turned off comments.
Sorry, we can't delete your comment right now. Please try again later.
You've exceeded the maximum number of comments that can be left in one day. Please try again in 24 hours.
Your account has had the ability to leave comments disabled because our systems indicate that you may be spamming other users. If you believe that your account has been disabled in error please contact Windows Live support.
Complete the security check below to finish leaving your comment.
The characters you type in the security check must match the characters in the picture or audio.
March 25

Chroniques d'un Monde Nouveau

 
 



1 L'inspecteur Gaby



   - Je déteste ce surnom !

   - Je te demande pardon ?

   - Gaby. Le Chef m’a appelé comme cela tout à l’heure. Et je déteste ça! Si je pouvais lui dire ce que je pense de lui !

   - Pourquoi tant de haine, Gabrielle? Ne me dis pas que c’est à cause de l’enquête ?

   - Si c’est à cause de l’enquête, Stan. Cette fichue enquête.

Gabrielle était à peine sortie du bureau du chef de la Police Spéciale qu'elle s'était empressée de rejoindre Stan.

   - Un meurtre dans une propriété. Je te l'accorde, c'est pas commun et il y a plus facile. Mais tu oublies que de tous les inspecteurs et inspectrices de l'Ouest-Europe, tu es l'une des meilleures. La meilleure de tous même. Rien ne peut résister à l'Inspecteur Gaby!, s'exclama Stan.

   - Mon petit Stan, tu es très gentil mais je ne sais pas si tu te rends compte de ce que cela peut représenter. Ce n'est pas un vulgaire délit comme le cambriolage d'une propriété ou une escroquerie de bas étage. Et surtout, ça ne concerne pas n'importe qui.

Stan ne répliqua pas. Il admit en son for intérieur que Gabrielle avait marqué un point. A vrai dire, elle ne pouvait pas se tromper. Il était clair que cette fois-ci, ce ne serait en aucun cas une formalité, et ce n'est pas l'inquiétude dont fit preuve Gabrielle à cet instant qui allait aider nos deux héros.

Ils sortirent du Quartier Général et parcoururent quelques mètres pour rejoindre la voiture de Gabrielle.

   - Alors, qu'est-ce qu'on fait maintenant?, demanda Stan.

   - On va se rendre sur le lieu du crime bien sûr, répondit Gabrielle sans conviction.

Stan, voyant que son amie était véritablement préoccupée, ce qui n'était jamais arrivé depuis leur première rencontre, tenta de la réconforter.

   - Ne t'inquiète pas, Gabrielle, ça va aller.

   - J'aimerais te croire mais je pense sincèrement que non, bien au contraire.



***



L'une des principales caractéristiques du changement résidait en une diminution plus que significative de tous les comportements répréhensibles aux yeux de la Loi. Les politiques visant à réduire les actes de délinquance et les comportements déviants avaient porté leurs fruits. Certes, il persistait encore quelques délits, comme par exemple des tentatives de vols, mais le genre d'individus à l'origine de ces actions, considérés comme de véritables parias, étaient très rapidement appréhendés. Toute personne empruntant ce chemin hasardeux à l'avenir pouvait d'ailleurs s'attendre à des lendemains difficiles.


Même si la violence n'avait pas complètement disparue, les citoyens des centres de vie pouvaient se considérer en totale sécurité. Preuve en est que les centres de détention pour personnes déviantes n'étaient très souvent remplis qu'au tiers de leur capacité, rarement plus. Ces centres avaient succédé aux prisons et étaient destinés à conserver pour une durée indéterminée les personnes jugées difficilement réinsérables. Les seuls détenus qui peuplaient encore ce genre d'endroit l'étaient du fait de leur âge avancé. Dire qu’il représentait un danger réel pour la Société serait exagéré mais pour eux, c'était leur seul échappatoire. Les laisser là constituait en réalité la solution la plus avantageuse pour tout le monde. Quant aux jeunes en difficulté, il avait été décidé qu'il fallait les reprendre en charge et les réintégrer dans la société dans la mesure du possible. Dans un premier temps, ils étaient pris en charge et encadrés dans des programmes intensifs de redressement des comportements. Ensuite, cette jeunesse réhabilitée était orientée vers le chemin le plus efficace pour une réadaptation rapide.


Ces politiques de lutte contre la délinquance s'appuyaient sur l'efficacité d'une véritable force de répression représentée par les membres de l'Intervention, qui aujourd'hui encore faisaient étalage de leurs capacités à endiguer les phénomènes naissants de violence. La plus redoutable des sections de l'Intervention était la Police Spéciale. Elle se composait d'hommes et de femmes, triés sur le volet, qui se distinguaient non seulement par leur droiture et leur dévotion envers la Hierarchie mais également par leur ingéniosité, leur sagacité et leur instinct développé.

Gabrielle Lassiter avait intégré cette section à l'âge de dix-huit ans. Elle y occupait le rang d'inspectrice depuis maintenant trois ans.

Depuis toute jeune, Gabrielle avait développé un penchant certain pour la curiosité. A l'âge de sept ans déjà, elle s’attirait les foudres des personnes qui faisaient l’objet de ses investigations et pas moins de méfiance de la part de tous ceux qui étaient amenés à faire sa rencontre. A quinze ans, elle avait décidé qu’elle exercerait coûte que coûte un métier en rapport avec les forces de l'ordre. Et c’est tout naturellement qu’elle intégra l'école de formation des membres de l'Intervention. Bien que, selon la règle établie, elle dut commencer par les plus bas échelons, ses qualités lui permirent de monter en grade rapidement.

Au vu des résultats qu'elle obtenait au cours de ses enquêtes, elle se voyait même confier régulièrement les missions les plus importantes. On entendait par là des affaires qui impliquaient des membres de la Hiérarchie et qui pouvaient éventuellement aller jusqu'à menacer les intérêts du système.

Pour accomplir ces missions, Gabrielle était accompagnée de Stan, diminutif de Stanislas Khomyrov. Orphelin d’origine russe, Stan arriva très jeune au Centre de Vie de l'Ouest-Europe. Dès sa venue en cette partie du globe, il fut placé dans un centre d'accueil pour personnes isolées et à sa majorité, les personnes chargées d'orienter la jeunesse le dirigèrent vers le centre des membres de l'Intervention. Moins doué que Gabrielle, il avait néanmoins réussi à intégrer la Police Spéciale. Agé de vingt-trois ans, il avait été promu au titre d’inspecteur assistant depuis peu. On l’associa à Gabrielle et le courant passa vite entre eux. Affirmer qu’ils formaient une sacrée paire serait flatteur pour Stan. Disons plutôt que Gabrielle traçait la route à suivre et qu'il lui emboîtait efficacement le pas.

 

A suivre...



Introduction

 
 

Avec le temps, il est inévitable que les choses changent et le Monde ne peut déroger à cette règle. En l'espace de 25 ans, il a même considérablement évolué.

En fait, les transformations qu'il a subies sont si profondes qu'en 2032, date de ce récit, la société telle que nous pouvions la connaitre au début du siècle n’est plus...

Le changement a conduit à un nouveau système reposant sur les valeurs primordiales que sont la sécurité, la discipline, le respect de la hiérarchie et sur la croyance que l'on est enfin arrivé à une société quasiment parfaite...

 

Retrouvez Gabrielle  Lassiter, Stan, Vincent,  l'Homme de main, Simon Wennstein et bien d'autres encore dans :

 

Chroniques d'un Monde Nouveau



 
No list items have been added yet.
No list items have been added yet.

Video

No content has been added yet.
No list items have been added yet.
No list items have been added yet.
There are no photo albums.